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Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.

Le blog présente des photos d'Alsace et d'ailleurs. Des voyages, des circuits, des autotours, des randonnées, des voyages à vélo, des visites, des expos...


Lectures suite

Publié par gesc sur 29 Décembre 2020, 08:48am

Catégories : #Ma petite Librairie

   

Avec son style acéré, Céline Minard nous offre un roman brillant sur les jeux et les enjeux d'une solitude volontaire confrontée à l'épreuve de la nature. Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d'un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ? C'est dans l'espoir d'une réponse qu'elle s'est volontairement préparée, qu'elle a tout prévu : longues marches, activités de survie, rédaction d'un journal de bord... Tout, sauf la présence d'une ermite, surgie de la roche et du vent, qui bouleversera ses plans et changera ses résolutions.

Histoire curieuse pour ne pas dire déjantée, au langage abscons. Termes techniques d'alpinisme et descriptions du terrain totalement rasoir. Réservé uniquement aux fanas de grimpe. Sans queue ni tête dans tous les sens du terme.

A éviter donc.

 C'est dans les solitudes du Vercors, son pays natal, que Blanche a décidé de se retirer. Quarante ans auparavant, elle s'était pourtant juré de n'y jamais revenir...
Blanche était institutrice. Un beau métier, conquis de haute lutte, rêvé dès l'enfance par une petite fille devenue orpheline à quatorze ans. Peu avant la guerre, elle avait rencontré Julien, un charbonnier illettré. Jour après jour, elle lui avait appris l'écriture et donné le goût des livres. Il lui avait appris à aimer. Quand la guerre avait éclaté, ils avaient rejoint la Résistance et leurs destins s'étaient scellés à jamais.
Mais le coeur de Blanche n'a jamais cessé d'espérer : ce qui n'a pu s'accomplir dans cette vie, ne pourrait-il se réaliser dans celle d'après ?
Histoire d'une vie, inoubliable portrait de femme, ce livre nostalgique et grave, auquel la langue forte et vraie de Christian Signol donne toute sa tragique beauté, est aussi le plus bouleversant des romans d'amour.
 

Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents, en Dordogne. Alors que tout les sépare, les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser. C’est le moment tant attendu des vacances, de ces chaudes journées où les garçons aident aux champs lorsqu’ils ne filent pas à bicyclette vers les eaux fraîches de la rivière. Sur ses rives, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d’amour et d’amitié. Mais ce bonheur se brise à la fin de l’été 1939 : comme des milliers de jeunes qui ne demandaient qu’à vivre heureux, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l’harmonie perdue et la paix des saisons.Ce sont ces heures ardentes, celles d’une jeunesse bouleversée par la folie d’une époque, confiante dans l’amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l’authenticité des âmes et la force des souvenirs.Un roman bouleversant. LeFigaro.fr.Christian Signol nous entraîne dans le tourbillon de l’amour fou en temps de guerre. Le Parisien.

Roman très décevant, superficiel, sans âme, d'une écriture distante, sans finesse.

En résidence d'auteur à Donzières, dans le centre de la France, un écrivain apprend la disparition d'un vieux maraîcher. Un couple de jeunes néoruraux, Aurélik et Dora, est soupçonné de l'avoir assassiné. Fasciné par Dora, l'écrivain sillonne la région à la recherche de pistes susceptibles de faire la lumière sur cette affaire. Prix des Deux Magots 2015.

Un auteur qui ne sait pas quoi raconter est forcément rabat-joie et pénible. Ajouter à cela un narrateur qui vous hérisse le poil ; il vous reste à finir rapidement et à passer à autre chose. Un prix que rien ne justifie. 

Marie-Jeanne nous raconte son périple saisissant à travers sa Lorraine bien-aimée, puis l’Allemagne et les lignes américaines. Elle le décrit sur son ton direct et énergique qu’on lui connaissait.
Elle a 16 ans au début de l’histoire en 1939.
Elle a 81 ans, quand elle rédige ses mémoires, entre mars et mai 2004.

Extrait :
Petite-Rosselle 1939.
On entendait des échos inquiétants des Nazis de l’autre côté de la frontière où on ne mettait pratiquement pas les pieds. (Alors que c’est à 2 pas, juste un pont à traverser).
Après pas mal de péripéties, il y a la déclaration de guerre à peine 20 ans après la grande boucherie de 14-18 où mon père a croupi près de 4 ans dans les tranchées. Devant la ligne Maginot, tout a été évacué…
Les français qui occupaient la Sarre depuis 1918 n’ont presque pas bougé quand Hitler les a éjectés. Ils s’étaient bêtement imaginé que les Sarrois voteraient pour eux. Ils n’ont d’ailleurs jamais rien compris aux problèmes des frontaliers et des Mosellans en particulier et ils nous ont froidement abandonnés (pour ne pas dire « vendus ») en 1870 quand ils ont si brillamment perdu la guerre.

Une écriture très approximative et des récits superficiels. Un résultat très moyen ; pas de sentiments, pas d'émotions... J'ai préféré le récit de "La tartine de beurre" (voir plus bas).

Une Suisse pas si tranquille que ça.

Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L'enquête de police n'aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l'été 2018, un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances. Il est loin d'imaginer qu'il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s'est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier ?

Avec la précision d'un maître horloger suisse, Joël Dicker nous emmène enfin au cœur de sa ville natale au fil de ce roman diabolique et époustouflant, sur fond de triangle amoureux, jeux de pouvoir, coups bas, trahisons et jalousies, dans une Suisse pas si tranquille que ça.

Cette nouvelle affaire est plus sentimentale et semble un peu trop centrée sur les amours des personnages. Du coup, on trouve l'affaire plus ordinaire que Quebert pourtant, la chute est tout aussi invraisemblable et inattendue. Bref, au final on est bien surpris et heureux d'avoir suivi cette enquête jusqu'au bout.
 

   

Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

Retour en arrière: Hansen est superintendant a L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit.

Une église ensablée dans les dunes d’une plage, une mine d’amiante à ciel ouvert, les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d’un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.

Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu’animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.

Très belle saga familiale avec de beaux personnages, riches, originaux et attachants. L'écriture est simple et parfaite. On file rapidement pour découvrir les raisons de cette incarcération ...

A lire vraiment !

 Alec, dessinateur d’âge mûr, et Ève, romancière à succès d’un unique livre mythique, sont les seuls occupants d’un minuscule îlot de la côte atlantique. Ils ne se fréquentent pas, jusqu’au jour où une panne inexplicable de tous les moyens de communication les contraint à sortir de leur jalouse solitude.
Comment s’explique ce black-out ? La planète aurait-elle été victime d’un cataclysme ? Des menaces de conflit nucléaire et de terrorisme à grande échelle planaient déjà. Y aurait-il eu, quelque part dans le monde, un dérapage dévastateur ? Qu’en est-il de l’archipel tout proche ? Et du pays ? Et du reste de la planète ?
Alec va peu à peu dénouer le fil du mystère. Grâce à son vieil ami Moro, devenu l’un des proches conseillers du Président des Etats-Unis, il parvient à reconstituer le déroulement précis des événements. Si l’on a échappé au désastre, découvre-t-il, c’est d’une manière si étrange, et si inespérée, que l’Histoire ne pourra plus jamais reprendre son cours d’avant.
La rencontre tumultueuse de nos contemporains déboussolés avec des « frères inattendus » qui se réclament de la Grèce antique, et qui ont su se doter d’un savoir médical beaucoup plus avancé que le nôtre, fait la puissance dramatique de ce roman, tout en lui donnant des allures de conte moderne.
A travers la fiction et la parabole, l'auteur traite ici de manière romanesque les grands sujets abordés dans plusieurs de ses essais (Les identités meurtrières, Le naufrage des civilisations).

Je ne suis pas du tout fan de science fiction mais ce journal se lit allègrement (j'apprécie habituellement les romans d'Amin Maalouf). L'écriture est un peu ordinaire, le récit est un peu simple mais l'intrigue accroche bien. Les personnages sont sympathiques mais manquent un peu d'épaisseur. 

Pas indispensable.

 

Qui a tué Nola Kellergan?

À la fin de l'été 1975, à Aurora, dans le New Hampshire, Nola Kellergan, une jeune fille de quinze ans, disparaît dans des conditions mystérieuses.
Au printemps 2008, à New York, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur. Dans l'espoir de retrouver l'inspiration, il s'installe pour quelques semaines à Aurora, auprès de son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays.
Peu après son retour à New York tout bascule : le cadavre de Nola Kellergan est retrouvé dans la propriété de Harry Quebert. Celui-ci, accusé du meurtre de la jeune femme, est immédiatement arrêté par la police.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener sa propre enquête. Il va rapidement être dépassé par les évènements.

Construction scénique magistrale, une précision horlogère suisse. Les intrigues

« Nous sommes des hyènes. C’est le surnom que l’on nous a donné dans le petit cercle où nous exerçons. Je déteste ce nom. Il me fait mal jour et nuit. Notre tâche consiste à préparer les familles dont un des membres vient de décéder à accepter une demande particulière. Nous leur apprenons sa mort et dans le même temps ou presque nous tentons d’obtenir l’autorisation de prélever sur son corps de multiples organes. » P. C.

Veuf, dégoûté par son travail et la laideur du monde, le narrateur, père d’une petite fille de vingt et un mois, est au bord de l’effondrement. J’abandonne est le cri de détresse d’un homme qui, pour l’amour de sa fille, doit retrouver la force de vivre.

Un roman noir qui est aussi une histoire d’amour. Olivier Barrot, Un livre, un jour.

 

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent, et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.

Ce roman décrit le même décor, les mêmes personnages que Mathieu Nicolas, Ceux d'un pays oublié où la jeunesse ne monte pas dans le train de la réussite. L'oisiveté, l'alcool, la violence attendent au coin des rues ainsi que les camarades extrémistes... Elever ses enfants devient une gageure. Petitmangin trace aussi un tableau sensible des relations père-fils.

Dotée à sa naissance des deux plus longs pouces du monde, Sissy Hankshaw décide de devenir la plus grande autostoppeuse des États-Unis. Partant ainsi à l'aventure, Sissy fera une série de rencontres étonnantes qui transformeront sa vie : la Comtesse, magnats des déodorants intimes ; Julian Gitche, l'Indien qui sera un temps son mari ; le docteur Robbins, psychiatre farfelu. Et surtout les cow-girls du ranch de la Rose de Caoutchouc qui revendiquent l'égalité avec les hommes sous la conduite de la belle et sauvage Bonanza Jellybean. Dans ce roman drôle et excentrique, Tom Robbins bouscule allègrement les conventions morales et littéraires. De ce chef-d'œuvre de la contre-culture, rien ni personne ne sortira indemne.

Encore un roman américain refermé à la page 100, décidément, la traduction ne réussit pas à la littérature. Pour ce qui est de l'humour et de l'excentricité, il faudra repasser ; niaiseries et grossièreté vraiment. 

A éviter !

   

Les civilisations naissent, croissent, vivent, connaissent un temps de puissance, décroissent, chutent, tombent et disparaissent avant d'être remplacées par d'autres. Les plus lucides le savent, les plus intellectuellement encrassés le nient.
Notre civilisation judéo-chrétienne est en phase terminale. Il est politiquement sot et niais, sinon dangereux, de prétendre redonner de la santé et de la vitalité à un centenaire subclaquant. N'importe quel médecin promettant de remettre sur pied un vieillard cacochyme passerait illico pour un charlatan. Mais pour une civilisation, les vendeurs d'illusion font toujours florès.
Ce deuxième volume de La Nef des fous est le journal voltairien, au jour le jour, de cet inévitable naufrage. On y trouve tous les délires de notre fin de millénaire wokiste désireux de faire du passé table rase...

Un journal des inepties, mensonges, absurdités, folies quotidiennes. La nouvelle peste s'appelle wokisme... Pauvre France ! A lire absolument puis prendre un cachet ou 2 pour soulager les maux de tête !

"Le rêve en sa mémoire perdait de sa fraîcheur, mais non de sa force, et si la violence du songe demeurait, ainsi que les multiples détails de la scène comme par exemple les gestes des deux hommes, le bras nus de la femme au carrosse poussiéreux, la jeune femme ne parvenait plus que très rarement, et à chaque fois avec une peine accrue et une intensité moindre, à éprouver la trouble émotion née de son rêve, ce vertige qui nouait et dénouait ses entrailles quand les chocs des coups résonnaient sur le pilier, et que l'église s'anéantissait tout entière. Aussi, afin de pouvoir à loisir retrouver ce qu'elle n'avait jusqu'alors jamais connu, pas même lors des étreintes fatiguées du vieux comte qui l'avait épousée, Beata Désidério eut-elle l'idée de faire peindre son rêve." 

De petites histoires de personnages singuliers. Avec toujours l'écriture soignée si belle, si agréable de P.Claudel.

 Engagé volontaire par devancement d'appel en avril 1959, l'auteur choisit l'Armée de l'Air et se trouve affecté en Algérie où il servira pendant les deux années au cours desquelles le sort de ce pays a basculé. Témoin neutre et privilégié de par ses fonctions au sein d'une section de protection des convois puis en sa qualité de chauffeur de Général, il parcourt le Constantinois et nous révèle les étapes de la décomposition de la présence française, malgré une action efficace de l'Armée qui sut s'adapter au terrain et à la forme de lutte imposée par un adversaire fuyant. Ce témoignage spontané nous fait revivre les étapes essentielles de la décolonisation qui a gangrené la vie politique française tout au cours de la IVe République et durant les premières années de la Ve. " Ce n'était certes qu'un morceau de la France emprunté, que difficilement, il a fallu rendre ".

Ecriture peu séduisante, récits superficiels ; pas d'émotions, pas de sentiments. Photos minuscules.

   

Dans un dialogue avec un vieux moine d'une abbaye franciscaine, l'auteur, au cours d'une
retraite effectuée pour soigner sa " neurasthénie politique ", se livre, comme dans une espèce de confession au fil des jours, sur sa carrière politique et l'état du pays.

Le vénérable religieux le questionne sans aucune concession sur son engagement au Rassemblement National, sur les personnalités politiques qu'il a fréquentées, sur ses secrets et sur les solutions que l'état du pays requiert.

Le vieux moine oblige le retraitant, qui n'est pas un retraité, à répondre aux questions
sur l'identité, la sécurité, la souveraineté –; en un mot, sur les grandes questions qui
bouleversent la France –; et sur l'avenir de l'Europe.

L'affaire de cette retraite a fait les titres des journaux durant quelques jours mais le livre n'en retrace pas le déroulement. On suit la réflexion de Collard sur différents sujets : les hommes politiques scotchés aux plateaux tv, les journalistes parfaitement partiaux, les médias du service public vendus à la gauche bobo, la folie des groupes de pression des minorités; les juges gauchos dans les mains des politiques.... L'écriture est parfois absconse mais le texte est riche des affaires de ces dernières années. A lire bien sûr...

 André Kahn a vingt-cinq ans quand il est mobilisé en 1914. Comme des millions de ses camarades, il participera à toutes les phases du conflit, de la Marne au Chemin des Dames en passant par Verdun. Tour à tour simple fantassin, brancardier et infirmier, il assiste aussi au conseil de guerre qui juge les déserteurs.
Jeune avocat, issu de la bourgeoisie juive de l'Est de la France, intellectuel en révolte contre sa famille et contre les traditions qu'elle incarne, il envoie chaque jour à Jeanne, qui deviendra son épouse, une lettre relatant les événements de la journée. Rampant sous la mitraille et relevant les cadavres après des batailles plus meurtrières les unes que les autres, il va vivre la Grande Guerre et l'observer sous tous les angles.
On doit à ses deux petits-fils, Jean-François Kahn, journaliste et fou d'histoire, et Axel Kahn, généticien et humaniste, l'édition de cette correspondance où se mêlent réflexions politiques, militaires, philosophiques et littéraires, qui révèlent toute l'horreur de cette gigantesque boucherie avec d'autant plus de force que son absurdité nous est décrite par un patriote qui n'en contestait pas la légitimité.

Le journal de ce soldat qui passe une grande partie de son temps à lire la presse est monotone. Le relevé journalier est très factuel mais on ignore ce que ressent Kahn, quelles sont ses émotions. A la lecture, on a le sentiment que tout va bien et que seule sa fiancée lui manque. A-t-il froid, faim, mal ? on l'ignore. Hormis quelques détails on n'apprend rien sur la vie du terrain. Il y a des blessés et des morts mais encore ? Cela ne semble guère l'émouvoir... 

Un journal bien superficiel en somme, sans grand intérêt.

 Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin. Couronné par le prix Médicis étranger en 2010, Sukkwan Island est un livre inoubliable qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l'âme humaine.

Bon, encore un récit américain sans goût, sans saveur ; la faute encore à la traduction ? Une écriture très moyenne peu engageante, un personnage principal exécrable, imbuvable... Bref, on se demande d'où viennent toutes ces éloges pour ce roman médiocre.  

A éviter donc !

   

Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe.

Le rythme soutenu du récit, la vivacité des dialogues, l’érudition d’Irvin Yalom, la plongée dans la société néerlandaise du XVIIe siècle et les grands bouleversements de l’Europe du XXe font de cet ouvrage un véritable régal. Marie Auffret-Pericone, La Croix.

L'écriture n'est pas formidable (l'envie de refermer le livre est bien forte) mais on apprend à connaitre 2 personnages hors du commun. 

 Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur  !

Un petit livre, le 1er de Valognes, qui manque un peu d'épaisseur mais les personnages sont sympathiques (ou exécrables) et on suit avec bonheur l'évolution positive du héros. Situations invraisemblables ou caricaturales un peu pénibles...

 

Le temps d'un été, Arthur et son petit-fils rattrapent les années perdues. Plus de 60 ans les séparent, mais ensemble ils vont partager les souvenirs de l'un et les rêves de l'autre. Le bonheur serait total si Arthur  ne portait pas un lourd secret.
 Un roman sur le temps qui passe, la transmission et les plaisirs simples qui font le sel de la vie.
Entre émotion, rire et nostalgie,
Aurélie Valognes nous touche en plein cœur.

Encore une belle petite histoire. 

Chouette histoire des derniers moments clairs de la vie d'un homme. Son petit fils est (comme la petite fille de "Mémé dans les orties") génial et on aime sa médiation dans les rapports père / fille (sa maman). 

 

«  Il n’y a pas d’anciens Malgré-nous. C’est le premier secret. Ceux qui en sont le sont pour toujours. »
Lorsque sa fille, Vina, est exclue du lycée pour avoir menacé un camarade, Elisabeth décide de se réfugier avec elle en Alsace chez son grand-oncle. Très vite, la jeune fille est fascinée par cet homme mystérieux, qui communique avec les oiseaux et semble lire les pensées. Ces dons, Thomas les a acquis pendant la guerre. Quand il lui a fallu survivre, enrôlé de force à dix-sept ans dans l’armée allemande, puis emprisonné au camp de Tambov. Entre l’adolescente qui n’aurait jamais dû naître et le vieil homme se tisse bientôt un lien bouleversant.

Un grand roman envoûtant sur les Malgré-nous du passé et ceux du présent, pris au piège de combats qu’ils n’ont pas choisis, héritiers de la violence et d’un lien mystique à la nature.
Sélection Prix du Roman Fnac 2021
Prix Feuille d'Or de Nancy 2021

Récit un peu curieux avec cet oiseau et le parallèle non moins curieux établi entre le vécu d'une adolescente et celle d'un ancien malgré-nous. L'intérêt du livre réside dans la description des conditions de vie dans le camp de Tambov.  

Depuis l’enfance, une question torture le narrateur :
- Qu’as-tu fait sous l’occupation ?
Mais il n’a jamais osé la poser à son père.
Parce qu’il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu’au jour où le grand-père de l’enfant s’est emporté  :«Ton père portait l’uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud !  »
En mai 1987, alors que s’ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d’un «  collabo  », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.
Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d’un «  Lacombe Lucien  » mais il se retrouve face à l’épopée d’un Zelig. L’aventure rocambolesque d’un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Traître un jour, portant le brassard à croix gammée, puis patriote le lendemain, arborant fièrement la croix de Lorraine.
En décembre 1944, recherché par tous les camps, il a continué de berner la terre entière.

Un père particulièrement curieux, menteur, tricheur, dissimulateur, instable ... mais ce n'est pas une fiction...

 " Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux. "


Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir.

Sharko dégouline d'hémoglobine. Et comme d'habitude, l'horreur est présente de la 1ère à la dernière page. Nausées et vertiges garantis. Le pire chez Thilliez, c'est que la fiction est la voisine de la réalité.
Construction parfaite comme toujours avec ses références historiques et médicales. Du grand art
. Du très grand art même qui vous amène jusqu'à la nausée, l'écœurement...Ame sensible s'abstenir ! 

 

"- Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J'y retourne cet hiver, je t'emmène. - Qui est-ce ? - La panthère des neiges. Une ombre magique ! - Je pensais qu'elle avait disparu, dis-je. - C'est ce qu'elle fait croire."

Si j'ai trouvé ce "compte-rendu" bien meilleur que le "Sur les Chemins noirs..."; je reste sceptique envers cet auteur donneur de leçons. Si la panthère des neiges existe bien, je n'ai pas besoin que des types aillent la photographier, la filmer  en mobilisant avion et jeep pour arriver dans ces contrées perdues. La recherche d'un vocabulaire abscons, de références personnelles, de poésie hermétique  doivent-elles prouver la qualité de l'auteur ?

Bref, pas indispensable...

Victime d’un grave accident qui l’a privé de l’usage de ses jambes il y a quarante ans, Patrick Moyses a été nommé chevalier dans l’Ordre national du Mérite, mais aussi entraîneur de l’équipe de France de handbike – discipline dont il a été champion du monde – qu’il va accompagner aux Jeux paralympiques de Tokyo, cet été, il a vu son village d’Ungersheim lui dédier une rue… Et il vient de publier Micheline, tu as changé ma vie , qui raconte son parcours depuis qu’il s’est retrouvé sous un autorail, un matin de janvier 1980.

Ecriture simple et honnête d'une vie de sportif avec ses doutes, ses plaisirs, ses amitiés, ses objectifs. 

"Je venais d'avoir onze ans lorsque j'ai pris conscience de ce qu'était le destin. C'est drôle, en repensant à cette soirée et à tout ce qui m'est arrivé d'important depuis, je me dis que dans une vie, on ne voit jamais venir les événements qui vont vraiment compter. Depuis ce jour, plus personne ne m'a pris dans ses bras. Enfin, jusqu'à la semaine dernière. C'était encore pour m'annoncer une nouvelle qui allait dynamiter mon existence. Il n'y a pas que les insectes qui se prennent des coups de pantoufle. Je ne sais pas qui les donne, mais si c'est un dieu, il chausse grand."À travers une histoire aussi réjouissante qu'émouvante, Gilles Legardinier nous entraîne vers le moment où chacun doit décider de ce qui compte réellement dans sa vie. Plus de temps à perdre. Plus question de s'égarer. Se jeter sans filet. Aimer, libre comme jamais.

Ecriture vivante, agréable et belle histoire... Le meilleur roman de G.Legardinier.

   

Dans les secrets de la relation Macron-Sarkozy

" Ça va très mal finir ! "
À l'abri de ses bureaux de la rue de Miromesnil, à deux pas de l'Élysée, Nicolas Sarkozy, officiellement retiré de la vie politique, ne perd pas une miette du quinquennat d'Emmanuel Macron. Partout l'on décèle son ombre portée. Il est à la fois le DRH de la République - ses fidèles sont promus aux postes-clés -, le conseiller officieux du président - qui le consulte... sans l'écouter - et le vrai patron de l'opposition. Sous leur complicité percent de lourdes arrière-pensées. Entre ces deux mâles alpha, c'est une cohabitation inédite sous la Ve République qui se joue.
Dans cet ouvrage riche de scènes et d'informations confidentielles, l'on suit un Nicolas Sarkozy d'abord séduit par son jeune et brillant successeur, avant de prendre ses distances avec un pouvoir trop arrogant et inexpérimenté. L'on découvre un Emmanuel Macron en Machiavel, s'efforçant de fracturer la droite dans le dos de son puissant aîné. L'on croise Édouard Philippe, Valérie Pécresse, Éric Zemmour et Xavier Bertrand, nouveaux visages de l'opposition qui aspirent à les ringardiser.
Entre ces deux grands fauves, c'est une bataille feutrée pour savoir qui récupérera le leadership de la droite et tirera demain les ficelles du pays. Lequel dominera l'autre ?

Le rôle principal est ici tenu par N.Sarkozy. On comprend ici que les LR avec leur ancien chef sont ralliés à Macron et font ainsi couler le bateau du parti. Pas étonnant alors que la vaillante Pécresse dégringole au fil des semaines. En fait, des salopards...

 

Est-on sûr de la bienveillance apparente qui entoure la traditionnelle question de fin d’été : « Et… vous avez eu beau temps ? » Surtout quand notre teint pâlichon trahit sans nul doute quinze jours de pluie à Gérardmer…

Aux malotrus qui nous prennent de court avec leur « On peut peut-être se tutoyer ? », qu’est-il permis de répondre vraiment ?

À la ville comme au village, Philippe Delerm écoute et regarde la comédie humaine, pour glaner toutes ces petites phrases faussement ordinaires, et révéler ce qu’elles cachent de perfidie ou d’hypocrisie. Mais en y glissant également quelques-unes plus douces, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.

Inventeur d’un genre dont il est l’unique représentant, « l’instantané littéraire », Philippe Delerm s’inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tel La Bruyère et ses Caractères. Il est l’auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bièreJe vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des Libraires, 1997).

Ces expressions quotidiennes qu'on déverse sans y prendre garde et pourtant elles méritent bien notre attention. P.Delerm analyse ses petits moments de manière savoureuse, cocasse. A lire absolument.

 

« Edouard Louis est à l’avant-garde de la nouvelle génération d’écrivains politiques… »

Evening Standard

Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l’écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s’est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l’histoire de cette métamorphose. É. L.

Peu emballé au départ pour ce roman, je me suis laissé entrainé par son récit où des questions ....

   
 

  Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.  Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.  Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.  Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans… 

des pages rythmées par des p.., merde, chier pour donner de la vie...ça manque franchement de vocabulaire. Texte typiquement franco-parisien, franchouillard à 200%. Bref ce roman sensé être bourré d'émotions ne vous tirera pas une larme. Pour les clichés vous serez servis, la grand-mère moderne, le voyage au Japon, le gamin qui ne se lève pas...Les invraisemblances énormes comme le fait de filer à l'autre bout du monde quand son fils est dans le coma. Enchainer des séjours différents en 1 mois...
Bref, Passez votre chemin.

« Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l'autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu'une seule balle, bien sûr.»

 

Dans ce réjouissant jeu de massacre où l'on tue tous les affreux, Pierre Lemaitre joue en virtuose de sa plume caustique. Avec cette œuvre de jeunesse inédite, il fait cadeau à ses lecteurs d'un roman noir et subversif qui marque ses adieux au genre. Dialogues cinglants, portraits saisissants, scénario impitoyable : du pur Pierre Lemaitre.

Peut-on supprimer le héros de l'histoire, le ou les personnages principaux d'un récit ? C'est à voir. D'ailleurs pourquoi les faire disparaitre ? Car là se trouve la drôle d'explication... On trouve donc ici des personnages singuliers et attachants.
Un polar rondement mené comme les anciens nanars français, du genre "Tontons flingueurs"...
Lemaître est-il meilleur dans ses récits historiques ou dans ses polars ? Impossible de choisir... mais j'ai une préférence pour les premiers...
 

En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le Labyrinthe de l'inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de " Rimbaud nègre ", depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s'engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T. C. Elimane, où il affronte les grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l'Argentine, quelle vérité l'attend au centre de ce labyrinthe ?
Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l'accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s'observent, discutent, boivent, font beaucoup l'amour, et s'interrogent sur la nécessité de la création à partir de l'exil. Il va surtout s'attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda...
D'une perpétuelle inventivité, La plus secrète mémoire des hommes est un roman étourdissant, dominé par l'exigence du choix entre l'écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir intemporel.

Ca démarre bien mais ça patine ensuite et on reste coincés sur les questions : Qui est Elimane, où est-il. Lassant, au final.  

 

En 1986, Paulo Coelho entreprend le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la route empruntée par des millions de croyants depuis le Moyen Âge. De ce voyage initiatique, dont il relate ici les étapes, l'homme est sorti transformé, convaincu que "l'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires". Il restitue, dans un style simple et fluide, son aventure comme expérience universelle. En 2006, il revient sur les routes de Compostelle et nous livre dans cinq chroniques inédites quelques-unes des leçons qu'il a apprises.

Bon, il est rare de vouloir fermer un livre au premier quart et pourtant c'est bien le cas... Encore Un Coehlo sans intérêt. Du mysticisme indigeste. Ce n'est pas le récit d'une pérégrination terrestre mais un délire de croyances occultes.

 « Ce roman a été écrit en 1976, quelques années après mes pérégrinations humanitaires dans des pays en guerre, J'avais besoin de digérer les images de cadavres d'enfants, ceux morts de faim et ceux déchiquetés par les mines, les roquettes et les bombes, Mais j'avais aussi gardé en mémoire le fait que, au Biafra comme au Vietnam ensuite, l'immense majorité de nos malades et blessés étaient des villageois, comme moi. Plus tard vint le temps de la réflexion, puis de l'étonnement, en découvrant que, chez nous aussi, la petite paysannerie disparaissait.
L'univers villageois dont je suis issu, que Näsdla évoque, est celui qui m'a appris à aimer la vie, la liberté et la beauté du monde et des humains. Il a disparu.
Ce livre n'est pas un roman éco-muséographique ou folklorique. C'était, en 1976, un cri d'alarme et d'angoisse adressé à mes contemporains ; c'est aujourd'hui un appel à la désertion. N'écoutez pas les sirènes du progrès, c'est un piège mortel ! Fuyez le Titanic avant le grand choc et inventez vos petites arches de Noé. Faites comme nos aïeux du Paléolithique, qui ont duré cent mille ans : réapprenez à cueillir, à pêcher, à braconner. Cultivez mille petits jardins, apprenez à faire du feu sans fumée, même sous la pluie, organisez-vous. Vivez en petits groupes à dimension humaine, par affinités.
Bonne route ! » Louis Schittly

A l'occasion d'un rangement de la bibliothèque, je suis "tombé" sur Näsla" acheté il y a 40 de cela. Schittly à l'époque voyait son Sundgau changer et avait lancé un cri d'alarme. Depuis, le grand canal n'a pas été creusé mais d'autres monstruosités ont défiguré ce petit bout de pays. L'histoire est étrange, curieuse. Le seul intérêt pour moi, c'est de retrouver des pages de ce dialecte local qui bientôt aura disparu. Quand Louis disparaîtra, le Sundgau ne sera plus pareil. 

   

 Alors que la guerre vient de s'achever, dans les décombres de Berlin, Käthe et Gerd s'engagent dans la construction du monde nouveau pour lequel ils se sont battus. Ils imaginent un programme où les enfants des élites intellectuelles, retirés à leurs familles, élevés loin de toute sensiblerie, formeraient une génération d'individus supérieurs assurant l'avenir de l'Allemagne de l'Est. Mais, à l'ouest du mur qui s'élève, une femme a d'autres idéaux et rêves de renouveau. Liz, architecte américaine, entend bien tout faire pour défendre les valeurs du monde occidental. Quand Gerd rencontre Liz, la force de ses convictions commence à vaciller... Ainsi Berlin, second roman de Laurent Petitmangin, confirme l'immense talent de son auteur pour sonder les nuances et les contradictions de l'âme humaine. Avec son héros tiraillé entre deux femmes, ballotté par l'Histoire, se tenant à mi chemin entre deux facettes de Berlin, deux mondes, l'auteur dessine le duel entre sentiments et idéaux, un combat éternel mené contre soi-même.

A chaque volume sur le second conflit, un nouvel aspect. Ici, la mise sous cloche des scientifiques est-allemands par les soviétiques, la création de centres pour jeunes surdoués  destinés à devenir la futur intelligentsia communiste et futurs espions. Enfin, on découvre les liaisons (amoureuses surtout) entre espions dont certains deviennent agent double.

Astérix, Obélix et Idéfix sont de retour pour une 39e aventure. Accompagnés du plus célèbre des druides, ils s’apprêtent à partir pour un long voyage en quête d’une créature étrange et terrifiante. Mi-aigle, mi-lion, énigmatique à souhait, le Griffon sera l’objet de ce grand voyage ! Toujours réalisée par le talentueux duo formé par Jean-Yves Ferri au scénario et Didier Conrad au dessin, nul doute que cette nouvelle aventure proposera une quête épique et semée d’embûches à nos héros à la recherche de cet animal fantastique ! Le duo, toujours à pied d'œuvre pour imaginer de nouvelles aventures, s'inscrit dans le fabuleux univers créé par René Goscinny et Albert Uderzo.

Je me souviens très bien de mon 1er album d'Astérix, c'était un cadeau de mon oncle il y a plus de 45 ans ! Mon Dieu comme le temps a passé vite...

 

Dans la tête d'Eric Zemmour. Journal d'une autobiographie politique.

" J'avais mis au jour dans le Suicide français la mécanique de l'idéologie progressiste qui a conduit notre pays à l'abîme. Mises en danger, ses élites ont compris que la survie de leur projet passerait par la radicalisation du processus de destruction.
Rarement nous n'avons été aussi affaiblis, désunis, subvertis, envahis qu'aujourd'hui. Pas un jour sans sa provocation, sans sa déconstruction, sans sa dérision, sans son humiliation. J'ai décidé de poursuivre le récit des choses vues, des choses tues, trop longtemps tues. Pour que la France ne se contente pas d'avoir un futur mais trace aussi les voies d'un avenir. Pour continuer l'histoire de France. L'histoire n'est pas finie. La France n'a pas dit son dernier mot "

On passe de déjeuner en déjeuner en compagnie d'hommes politiques et de journalistes avec des anecdotes diverses. Ces récits nombreux précisent les relations et les points de vue mais restent un peu fades. L'écriture n'a pas ici l'accroche de celle de Sarkozy par exemple...

 Autres lectures, ici.

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